Quand la poésie s’engage en faveur de l’égalité

Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale

Les États réunis à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies le 26 octobre 1966 ont proclamé le 21 mars “Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale” avec l’adoption de la Résolution 2142 (XXI). Cette date est hautement symbolique puisqu’elle commémore la mort de dizaines de militants contre le régime de l’apartheid tués par la police le 21 mars 1960 alors qu’ils participaient à une manifestation pacifique à Sharpeville en Afrique du Sud. 

Les Nations unies réitèrent chaque année à l’occasion de cette journée leur appel à des efforts renforcés de la part de la communauté internationale pour éliminer toutes les formes de discrimination raciale dans le monde. De son côté, l’UNESCO lutte contre la discrimination raciale en faisant la promotion de l’éducation et de la culture mais aussi de la tolérance et de la connaissance mutuelle pour construire « la paix dans l’esprit des hommes et des femmes » selon les termes du préambule de son acte constitutif. 

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Journée mondiale de la poésie 

La Journée mondiale de la poésie a été instaurée lors de la trentième session de la Conférence générale de l’UNESCO organisée du 26 octobre au 17 novembre 1999. Les États membres de l’UNESCO ont à travers cette décision reconnu l’importance de la poésie dans les sociétés occidentales. Ils ont en ce sens déclaré dans l’Acte de la Conférence Générale être persuadés que le « lancement d’une action mondiale en faveur de la poésie donnerait une reconnaissance et une impulsion nouvelles aux mouvements poétiques nationaux, régionaux et internationaux » (§29, page 70). 

Selon l’UNESCO, la poésie est un art qui doit être encouragée et protégée notamment en ce qu’elle mêle expression artistique et identité linguistique et culturelle ce qui en fait un véritable « catalyseur pour le dialogue et la paix »

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Audre Lorde: la sentinelle indéfectible

Emblème vibrant de la lutte pour les droits civiques des Afro-Américains et du combat pour l’égalité des sexes, Audre Lorde (1934-1992) fut une poétesse sans précédent. Née à Harlem de parents caraïbéens, cette essayiste réfléchie à la sensibilité rare, avait pour curieuse habitude d’entamer ses lectures publiques par cette bravade : « Je vous parle en tant que poète, noire, féministe, lesbienne, mère, guerrière, professeure et survivante du cancer« . 

Baptisée en fin de vie Gamba Adisa lors d’une cérémonie africaine, soit « la Guerrière », Audre Lorde détient une fougue poétique inimitable, qu’elle mit fidèlement au service de sa quête de justice et d’inclusion, faisant d’elle l’une des précurseurs de ce que Kimberlé Williams Crenshaw nommera plus tard l’intersectionnalité. 

Bien que tenue au rang d’icône féministe par ses contemporains, Lorde n’a cessé de pointer et de contester les limites structurelles auxquelles se heurtait le féminisme de la deuxième vague puisque, sous couverture d’universalisme, il contribuait directement à l’invisibilisation des oppressions excluant les femmes qui se trouvaient être issues de minorités ethniques, de classes sociales marginalisées et/ou qui n’étaient pas hétérosexuelles. 

 

Laurianne C. et Sorenza M.
Volontaires en service civique à la FFCU.